Entretien et réparation : bientôt la fin du monopole des constructeurs sur certaines pièces auto

Un projet de loi visant à mettre fin au monopole des constructeurs automobiles sur les pièces dites « captives » serait dans le collimateur de l’Autorité de la concurrence en France (ADLC). D’après la Fédération de la Distribution Automobile (FEDA), cela permettrait aux automobilistes de réduire le montant de leur facture chez le garagiste d’environ 17,5 %.

Vers la fin du monopole des constructeurs dans la filière automobile

Généralement, faire réparer son véhicule chez un garagiste est synonyme d’ennuis financiers. La plupart du temps, ces sommes faramineuses s’expliquent par le fait que les réparateurs soient obligés de se fournir en pièces de carrosserie neuves d’origine et estampillées par les constructeurs. Ce nouveau projet de loi concerne les pièces « captives », dont le constructeur a un droit de propriété intellectuelle.

Il s’agit principalement des pièces de carrosserie. En mettant fin au monopole des constructeurs sur ces composants, les automobilistes français pourraient prochainement voir leurs dépenses liées aux réparations et à l’entretien de leur véhicule diminuer considérablement. En somme, l’objectif de ce projet de loi est de libéraliser le marché des pièces de carrosserie visibles.

Les pièces de rechange automobiles sur le devant de la scène

Le magasinage et les pièces de rechange automobiles (PRA) représentent un secteur en forte progression dans l’Hexagone. Bien que les pièces de carrosserie, telles que les phares ou les rétroviseurs, soient encore sous l’emprise des constructeurs, de nombreuses pièces de rechange automobiles sont proposées par des réseaux de distribution sur Internet.

Les particuliers ont, par exemple, la possibilité de commander une pièce détachée via un site spécialisé dans la pièce auto. Ces composants, qui peuvent être commandés en ligne, répondent aux mêmes normes de sécurité que les pièces d’origine des constructeurs. À titre informatif, ces éléments destinés à l’entretien et à la réparation automobile, sont distribués aux réparateurs automobilistes par les constructeurs ou par les distributeurs indépendants.

Zoom sur le marché de la pièce de rechange automobile

Depuis quelques années, le marché des ventes de pièces de rechange automobiles est en plein essor. Avec une dizaine de milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés il y a quelques années, le marché de la PRA est fructueux. Selon des études menées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), les pièces concurrencées ont été beaucoup plus vendues que les pièces « captives ». Voici plusieurs éclairages sur les différentes catégories de pièces automobiles proposées sur le marché.

Deux catégories principales de pièces automobiles se distinguent

On distingue aujourd’hui deux catégories de pièces dans la filière automobile : les pièces neuves et les pièces rénovées ou d’occasion.

Les pièces neuves

Cette catégorie regroupe les pièces captives, les pièces semi-captives, ainsi que les pièces concurrencées. Les pièces dites « captives » sont conçues par le constructeur ou un sous-traitant. Comme mentionné précédemment, le constructeur jouit d’un droit de propriété intellectuelle (Eurodesign) et cela concerne surtout les pièces de carrosserie.

Les pièces semi-captives sont élaborées par un équipementier d’origine et peuvent être commercialisées au canal indépendant selon les modalités d’un contrat spécifique. Bien souvent, il s’agit des vitrages ou des pièces d’optique. Ensuite, viennent les pièces concurrencées qui ne font pas partie de la réglementation Euro Design. Ces dernières peuvent être soit fabriquées par le constructeur, soit provenir d’un équipementier. Dans le cas où la pièce est fabriquée par un sous-traitant automobile, on parle d’une pièce « adaptable ».

Les pièces rénovées ou d’occasion

Il s’agit des pièces rénovées et des pièces de réemploi. Dans cette catégorie, on retrouve les pièces dites « échange standard » qui ont été reconditionnées au sein d’une usine du constructeur, ainsi que les pièces dites « échanges rénovation », rénovées au préalable dans des ateliers prévus à cet effet. Le processus de fabrication est suivi par le fabricant. Enfin, on distingue aussi les pièces de réemploi qui sont récupérées sur des voitures destinées à la casse.

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